mardi 23 avril 2013

Lords of Salem, le livre en avant-première !



Travailler à W H Smith, la plus grande librairie anglaise de Paris depuis 1903, a l'avantage (en plus des biscuits, des chips, des magazines, des mugs, des peluches, etc.), d'avoir accès aux livres non encore traduits en Français).
Je me suis donc ruée sur Lords of Salem de Rob Zombie et B. K. Evenson (écrivain d'Horreur), en grande fan que je suis, livre que j'ai dévoré tout cru.
Pour information, sachez que le film du même titre vient tout juste de sortir aux Etats-Unis ! Les veinards !

Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore Rob Zombie, je vous invite à aller voir wiki, histoire que je puisse aller à l'essentiel, c'est-à-dire vous donner mes impressions du livre !

A première vue, je me suis dit que l'histoire serait banale et qu'ils ne pourraient pas échapper aux clichés, comme les rituels, les sacrifices, ou encore les possessions. C'est le cas. Ni qu'ils pourraient éviter les sempiternels et éculés personnages de la girl next door, de l'érudit salvateur ou encore des seconds rôles / faux-amis. C'est encore le cas. Ils ne dérogent à aucune des règles du genre. 
Heidi, une animatrice radio de Salem, reçoit une étrange boîte en bois dans laquelle se trouve un disque vinyle, un "cadeau des Lords". A son écoute et de ses sons étranges, elle a des flashbacks violents du passé de la ville. Devient-elle folle ou les Lords reviennent bien sur Salem pour se venger ?

Sauf que... Sauf que l'angle d'attaque est original, le profil de l'héroïne pas très catholique (c'est assez rare pour le souligner), et que l'horreur est abordée d'une manière abusivement nonchalante, outrageusement réaliste, comme un dû insensible. On s'accroche donc, sans le vouloir, à la principale protagoniste, surtout quand on sait qu'elle sera Sheri Moon à l'écran. Le déni, la paranoïa, l'incrédulité, les faiblesses dont elle fait preuve la rendent touchante, complexe, et donc crédible ; on se reconnaît facilement en elle. Surtout quand on sait que les éléments surnaturels, l'horreur de l'Histoire, les traumatismes sont plus forts qu'elle, insidieux, invisibles. Comme au cinéma, on a envie de lui hurler "Mais nooooon, t'es conne, pas par là !", de la prévenir, de l'aider, de la secouer un peu, même, histoire de la réveiller ! 
Quant aux sorcières / démons / fantômes, ils restent subliminaux, mystérieux, flous, sans qu'on sache si c'est une réelle volonté des auteurs de souligner une vengeance aveugle, inexplicable aux yeux des mortels. Je vous rassure, ils sont bien effrayants !
C'est haletant que l'on court à la fin du livre, pour savoir comment, mais comment donc, elle va bien pouvoir s'en sortir.

Personnellement,, je trouve que c'est une bonne démarche commerciale envers les fans. 

* * *

Lords of Salem, the book preview (and review!)


Working at W.H.Smith, the biggest English bookshop in Paris since 1903, gives the advantage (along with the biscuits, the crisps, the magazines, the mugs, the cuddly toys, etc.) of having access to books that have not yet been translated in French (no, I'm not the least impatient!).
So I pounced on Lords of Salem by Rob Zombie and B.K.Evenson (Horror writer), which I devoured, as the big fan that I am.
For information, the movie with the same title has just come out in the U.S! Lucky them!

For those who might not know him yet, feel free to visit wiki, so I can cut the chase and give you my opinion on the book!

At first sight, I thought the story would be common and that they would surf on clichés such as the rituals, the sacrifices and the possessions. That is the case. I thought they might  use the everlasting and threadbare characters like the girl next door, the saving scholar or again the second roles /  traitor acquaintances. They did. They go with the crowd.

Heidi, a radio station DJ living in Salem, Massachusetts, who receives a strange wooden box containing a record, a “gift from the Lords.” Heidi listens, and the bizarre sounds within the grooves immediately trigger flashbacks of the town’s violent past. Is Heidi going mad, or are the “Lords of Salem” returning for revenge on modern-day Salem?

BUT... But the angle of attack IS original, the heroine not kosher (rare enough to be noticed) and horror is abusively nonchalant, outrageously realistic, like an insensitive and cold debt to be paid. With no will left, we come to worry about the main character, especially when we know she'll be played by Sheri Moon on the screen. Her denial, paranoia, disbelief and weakness make her a totally touching, complex, hence credible a character. Especially when the supernatural elements, the horrific History of Salem and the traumas can't be nothing but stronger than her, insidious and invisible.

As when to the movies, we stop ourselves from shouting 'noooooo, you prick, not this way', we refrain the need to warn her, help her, even shake her to waken her up!
As far as the witches / demons / ghosts are concerned, they remain subliminal, mysterious and vague. We don't know if that's the authors' will to underline a blind revenge that is unfathomable to mortals.
Let me make you feel better, they ARE frightening!
We keep running, panting, to the end of the book, just to know how, but how?, she's gonna make it.

Personally, I reckon this commercial approach works very well for the fans.



video

3 commentaires:

  1. Réponses
    1. Par contre, je déconseille vivement le film. Rob Zombie y dessert malheureusement le livre...

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    2. On the contrary, I do not advise the movie. Talented as he is, Rob Zombie serves badly his own book. I was excepting breath-taking scenes, rythm and actors, but I felt nothing while the book had so much caught my attention.

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