lundi 27 mai 2013

The Bone Season



A son actif, Samantha Shannon, jeune auteure anglaise, a un roman non publié, Aurora, et une série de sept livres, The Bone Season, dont les trois premiers seront bientôt publiés chez Bloomsbury Publishing, et d'ores et déjà vendus dans dix-huit pays. Imaginarium Studios, quant à eux, ont mis une option sur des droits cinématographiques !
Les livres ne sont même pas encore publiés qu'ils sont déjà vendus au cinéma. L'industrie du livre, cul et chemise avec le cinéma, ce n'est pas nouveau, mais je ne m'y ferai jamais...

Chez W H Smith, la librairie anglaise où je travaille, une responsable de rayon m'a confié l'épreuve non corrigée du premier tome, Welcome to Scion - no Safer Place, afin que je lui donne mon avis.
Alors, pour commencer, voici le résumé :
Nous sommes en 2059. Paige Mahoney, âgée de dix-neuf ans, travaille clandestinement pour Jaxon Hall dans le milieu criminel de Scion à Londres, basé à Seven Dials. Sa mission : trouver des informations en pénétrant dans l'esprit des gens. Car Paige marche dans les rêves, elle est une clairvoyante et, dans le monde de Scion, le simple fait de respirer fait d'elle une traitresse.
Il pleut le jour où sa vie change à jamais. Attaquée, kidnappée et droguée, Paige est transportée à Oxford, dans une cité gardée secrète depuis deux cents ans et contrôlée par une race surnaturelle et puissante. Esclave, elle est assignée à Warden, une créature Réphaïte à la peau couleur miel sombre et aux yeux jaunes aux très longs cils. Il est son maître, son entraîneur, son ennemi naturel. Mais si Paige veut recouvrer la liberté, elle doit accepter d'être éduquée dans cette prison où elle est destinée à mourir.

Pour être tout à fait honnête, le début de lecture est un peu fastidieux. L'introduction de ce nouveau monde paraît quelque peu informatif, voire journalistique. Mais Scion étant complexe, je ne pense pas que Samantha Shannon aurait pu faire mieux. Il faut prendre le temps de comprendre toutes les catégories de pouvoirs surnaturels et les hiérarchies dans les deux cités, car l'auteure réussit son pari : nous faire nous attacher aux personnages. Les convictions, les voix intérieures sont vraisemblables, les liens entre les personnages crédibles, la toile se tisse sans que l'on s'en rende compte. Même les seconds rôles accrochent l'œil, touchants et convaincants.
Quant aux scènes d'action, elles ont le mérite de ne pas être marseillaises ni de partir dans tous les sens. Elles sont très bien insérées et rythmées.

L'écriture n'est donc pas d'un grand niveau, on est loin de Poppy Z. Brite ou de J. K. Rowling, mais le roman se laisse lire, cette première partie nous laissant même sur notre faim.
Le but de Samantha Shannon n'a sûrement pas été de rédiger le roman du siècle, mais en l'an 2013 quoi demander à la Fantasy d'autre que de nous divertir ? Sûrement pas de poser des questions profondes. Et on peut compter sur les média et la publicité pour nous vendre une odyssée alléchante, à laquelle on ne manquera pas de mordre !

* * *

Samantha Shannon, a young English writer, first began writing at the age of fifteen. Her first novel Aurora remains unpublished, but today the first three parts of her seven-part series, The Bone Season, is to be published at Bloomsbury Publishing, and is already sold in eighteen countries. As far as film rights are concerned, they've been optioned by Imaginarium studios.

Her books are not published yet but they're already sold to the movie industry. Books and films as thick as thieves is no new phenomenon, but I'll never get used to it...

At W.H.Smith, the English bookshop where I work, a department manager entrusted me to read and give my opinion about this uncorrected proof of the first volume, Welcome to Scion-No Safer Place.

So, to start with, here is the synopsis:
The year is 2059. Nineteen-year-old Paige Mahoney is working in the criminal underworld of Scion London, based at Seven Dials, employed by a man named Jaxon Hall. Her job: to scout for information by breaking into people’s minds. For Paige is a dreamwalker, a clairvoyant and, in the world of Scion, she commits treason simply by breathing.
It is raining the day her life changes for ever. Attacked, kidnapped and drugged, Paige is transported to Oxford – a city kept secret for two hundred years, controlled by a powerful, otherworldly race. Paige is assigned to Warden, a Rephaite creature with dark honey skin and heavy-lidded yellow eyes. He is her master. Her trainer. Her natural enemy. But if Paige wants to regain her freedom she must allow herself to be nurtured in this prison where she is meant to die.

To be honest, reading the first pages was fastidious. The introduction of this brand new world felt informative, even journalistic. But Scion being complex, I don't think Samantha Shannon could have done better. Understanding the many supernatural power categories and the hierarchies within the two cities requires time, and the author meets the challenge: We get attached to the characters. Their beliefs and inner voices are plausible, and their relationships likely. The web is weaved without our noticing it. Even the secondary, but touching and convincing, characters catch our attention

As far as action is concerned, it at least never exaggerates nor disperses. Action scenes are very well inserted and in rhythm with the rest of the narration.

Shannon's writing is no high level _ we're far from Poppy Z.Brite and J.K.Rowling _ but the novel is easy-reading and this first part even leaves us hungry for more.

I doubt her goal was to write the novel of the century, but in 2013 can we ask Fantasy for more than entertaining us? No, we can't. And it surely won't open thoughtful questions either. Anyway, we can count on media and advertisement to sell us a teasing odyssey to which we won't fail to take the bait!

jeudi 9 mai 2013

La Ronde, Arthur Schnitzler, mis en scène par Ronan Viard




Voilà. Je n'aime pas le théâtre. Je sais comment cela peut être entendu, mais les comédiens qui déclament haut et fort leur texte comme s'ils avaient un groupe du 3ème âge comme audience, je ne supporte pas. Je suis donc allée « à reculons » assister à cette représentation de cette pièce datant de 1897, écrite par Arthur Schnitzler, et aujourd'hui mise en scène par Ronan Viard.
La Ronde, dix nuance de désir... Comment ne pas penser sémantiquement à 50 nuances de Grey qui a dévalisé les bourses des ménagères de par le monde, sans que l'auteure gratte jamais authentiquement le fond, les motifs ni le défoulement de ses acteurs ?  Elle s'est payée un sacré train de vie de diva à ne rien déstabiliser, à ne rien dévoiler, alors que cette pièce, La Ronde, traite véritablement, dans ce théâtre Aktéon du 11ème arrondissement de Paris, de la valse des amours, des séductions cachées et entremêlées, des fantasmes et des frustrations de chacun. Un chouia pessimiste quand même, puisqu'aucun personnage n'est solide en tant que célibataire ni ne puisse vivre une autre vie qu'une double vie. Mais c'est à l'auteur que l'on doit ce Cioranisme !

Scandale à l'époque, retiré des affiches, avant d'être rejoué et poursuivi en justice (mais les meilleurs ont gagné à la fin !). Ce sont les mensonges et la recherche d'affirmation des personnages qui les rendent justement proches de nous, maladroits et gracieux. Un chemin qu'ils ont tout tracé mais qu'ils détruisent avec innocence et délectation, fierté et besoin de reconnaissance. Quoi de mieux que le danger pour se connaître soi-même ?
Au-travers de ces chassés-croisés habilement enchaînés mais radicaux, les personnages nous font fondre et nous font rire, théâtre de boulevard tout comme théâtre fataliste. Une approche hautement crédible, délicieusement humaine, tout simplement naturelle.
Le metteur en scène a réussi à moderniser ces tranches de vie d'un autre siècle, de manière humble et dense. Le décor agencé, pourtant minimaliste (un canapé-lit et un piano), permet entrées et sorties, ombres chinoises et affrontements. L'action se trouve autant sur scène que dans les marches et les sièges du public décontenancé, dans la tête du spectateur que dans celle de l'acteur. L'interaction dès le placement des premiers spectateurs nous jette au cœur de l'action, dans un jeu de lumières qui nous rythme au grès des actes. Les fantasmes interfèrent avec la réalité, que chaque nouvelle scène balaie allègrement.
Quant aux acteurs, ils nous offrent du piano et de la danse, leur jeu touche là où il faut. Ils revendiquent et subissent l'autre, dans un besoin d'amour mais aussi de territoire. Leur jeu est d'une justesse dérangeante. En paraître ou dénudés, ils sont des cibles autant que des armes.

La Ronde, donc, que j'ai perçue comme des chaînons de vie et que je vous invite à aller voir d'ici samedi !

Andrus Kivirähk






Je rêve ou quoi ?! Le roman L'Homme qui savait la langue des serpents du renommé Andrus Kivirähk ne semble pas encore traduit en Anglais ! Paru en 2007 en Estonie, il n'est arrivé en France qu'en 2013, aux éditions Attila. Et toujours rien du côté anglo-saxon en mai 2013...? Pour une fois que la France est en avance sur quelque chose... je tombe des nues.
Je vous relate les faits : En vacances à Nice, je me promenais dans les rayons de la vieille librairie la Sorbonne quand une couverture attrapa soudain mon œil. Pour être plus exacte, tout en bas d'une étagère. Un je ne sais quoi dans l'illustration et le titre me firent m'agenouiller pour observer l'objet de plus près.
« Voici l'histoire du dernier des hommes qui parlaient la langue des serpents, de sa sœur qui tomba amoureuse d'un ours, de sa mère qui rôtissait compulsivement des élans, de son grand-père qui guerroyait sans jambes de son oncle qu'il aimait tant, d'une jeune fille qui croyait en l'amour, d'un sage qui ne l'était pas tant que ça, d'une paysanne qui rêvait d'un loup-garou, d'un vieil homme qui pourchassait les vents, d'une salamandre qui volait dans les airs, d'australopithèques qui élevaient des poux géants, d'un poisson titanesque las de ce monde et de chevaliers teutons un peu horrifiés par tout ce qui précède. »

Une analyse des symboles sociétaux et politiques de ce récit est parfaitement développée dans la postface par Jean-Pierre Minaudier. Il explique, par exemple, comment le personnage, tout en refusant les sirènes de la modernité à tout-va, ne tombe pas pour autant dans les écueils du racisme à l'envers tel Danse avec les loups.

Pour en revenir à nos serpents, poux et ours, ce récit est d'une notable justesse, une symbiose d'épique et de fantastique, d'humour et de gravité. On est embarqué dans la vie de ce jeune homme, dernier de son espèce, ballotté entre deux époques.
En ce XXIe siècle, quel que soit notre comportement quotidien, notre responsabilité environnementale, ou la personne que nous avons choisi d'être dans nos pays respectifs de crise économique, nul ne peut échapper à la résonance de son discours.
Leemet, le héros résiste aux sirènes de villages endoctrinés, défend un monde païen dans lequel il a seul sa place, plus éphémère mais significatif que personne. Kivirähk se bat aussi contre l'unisson d'une voix dirigeante et religieuse, dangereuse quand elle est vide de sens.
Ce récit est un beau parallèle avec nos évolutions industrielles et capitalistes qui abandonnent la raison et la transmission. Qui oublient leurs racines, se dénaturent et optent pour l'obsolescence et le lavage de cerveau. Deux modes de vie dont on devine lequel sera le plus fort, mais dont on préfère déjà le perdant.
Ce qui m'a également charmée dans ce livre, c'est que d'emblée s'impose un rapport et un respect à l'animal (qu'est au même, et à juste, titre l'homme). Une hiérarchie existe bel et bien, mais tous vivent en harmonie.

Ce livre est un ode à l'humanité dans ses derniers retranchements. Bref, un pamphlet fantastique à ne manquer sous aucun prétexte.


* * *

This can't be true! The Man Who Spoke Snakish by the famous Andrus Kivirähk doesn't seem to have been translated in English yet! Published in 2007 in Estonia, it was then available to French readers in 2013, thanks to the Attila publishing house. And still nothing on the Anglo-saxon's side in May 2013?! That France should once be ahead on something kind of disturbs me...

Let me relate how all that started : I was on holidays in Nice and quietly wandering through the departments of the old bookshop La Sorbonne, when the cover of a book happened to catch my eyes. More exactly, it called me from the very bottom of a shelf. Un-je-ne-sais-quoi in the illustration, or  maybe that was just the title, but I went down on my knees to get a closer look at it.
'On the fringes of medieval Christian Europe lives a forest people, whose members have so far survived thanks to their knowledge of the snake-words, and the adders are their brothers, as are the bears – although they are dim-witted and too lustful. This forest people is gradually losing its identity; they are moving to live in villages, eating tongue-numbing, tasteless bread, honouring their overlords the crusading knights, dreaming of becoming monastic eunuchs or snuggling up with the knights. Leemet, the main protagonist, whose life we follow from birth to death, is ultimately the last one who knows the snake-words, the last one who knows the dwelling-place of the mythical giant Frog of the North, who was sent to defend the land, but who has fallen into an eternal sleep.'

In the post-face, Jean-Pierre Minaudier analyses the societal and political symbols of this tale. For instance, he explains how the character manages to avoid pitfalls about reversed racism like Dance with the Wolves, while remaining deaf to the sirens of extremist modernity.


To get back to the snakes, lice and bears in hand, this tale is surprisingly accurate, fantastic and epic, both humoristic and serious. We get easily involved in the life of this young man who is the last of his species and who is shunted between two eras.

In our 21st century, whatever might be our behaviour, our environmental responsibility or the person we chose to become in our respective countries in economical crisis, no one can escape the resonance of his speech.
The hero, Leemet, yields not to the sirens of indoctrinated villages. He defends a pagan world in which there's room for no one but him. He is to last less longer than them, but he's sure to be the more meaningful of them all. Kivirähk fights the unison of a religious leading voice, which is dangerous when senseless.
The story is a good parallel with our capitalist and industrial evolutions that abandon reason and transmission, that tend to forget their origins and to get spoiled. The same ones that chose obsolescence and brain storming.
Two different ways of life are at war, whose winner we guess, but whose loser we already prefer.
Right from the start, there's a close relationship with animals, and much respect towards them (mankind is presented rightfully alike). A hierarchy does exist, but all live in harmony.

This book is an ode to humanity in a corner; a fantastic pamphlet to be missed under no circumstances.

mardi 23 avril 2013

Lords of Salem, le livre en avant-première !



Travailler à W H Smith, la plus grande librairie anglaise de Paris depuis 1903, a l'avantage (en plus des biscuits, des chips, des magazines, des mugs, des peluches, etc.), d'avoir accès aux livres non encore traduits en Français).
Je me suis donc ruée sur Lords of Salem de Rob Zombie et B. K. Evenson (écrivain d'Horreur), en grande fan que je suis, livre que j'ai dévoré tout cru.
Pour information, sachez que le film du même titre vient tout juste de sortir aux Etats-Unis ! Les veinards !

Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore Rob Zombie, je vous invite à aller voir wiki, histoire que je puisse aller à l'essentiel, c'est-à-dire vous donner mes impressions du livre !

A première vue, je me suis dit que l'histoire serait banale et qu'ils ne pourraient pas échapper aux clichés, comme les rituels, les sacrifices, ou encore les possessions. C'est le cas. Ni qu'ils pourraient éviter les sempiternels et éculés personnages de la girl next door, de l'érudit salvateur ou encore des seconds rôles / faux-amis. C'est encore le cas. Ils ne dérogent à aucune des règles du genre. 
Heidi, une animatrice radio de Salem, reçoit une étrange boîte en bois dans laquelle se trouve un disque vinyle, un "cadeau des Lords". A son écoute et de ses sons étranges, elle a des flashbacks violents du passé de la ville. Devient-elle folle ou les Lords reviennent bien sur Salem pour se venger ?

Sauf que... Sauf que l'angle d'attaque est original, le profil de l'héroïne pas très catholique (c'est assez rare pour le souligner), et que l'horreur est abordée d'une manière abusivement nonchalante, outrageusement réaliste, comme un dû insensible. On s'accroche donc, sans le vouloir, à la principale protagoniste, surtout quand on sait qu'elle sera Sheri Moon à l'écran. Le déni, la paranoïa, l'incrédulité, les faiblesses dont elle fait preuve la rendent touchante, complexe, et donc crédible ; on se reconnaît facilement en elle. Surtout quand on sait que les éléments surnaturels, l'horreur de l'Histoire, les traumatismes sont plus forts qu'elle, insidieux, invisibles. Comme au cinéma, on a envie de lui hurler "Mais nooooon, t'es conne, pas par là !", de la prévenir, de l'aider, de la secouer un peu, même, histoire de la réveiller ! 
Quant aux sorcières / démons / fantômes, ils restent subliminaux, mystérieux, flous, sans qu'on sache si c'est une réelle volonté des auteurs de souligner une vengeance aveugle, inexplicable aux yeux des mortels. Je vous rassure, ils sont bien effrayants !
C'est haletant que l'on court à la fin du livre, pour savoir comment, mais comment donc, elle va bien pouvoir s'en sortir.

Personnellement,, je trouve que c'est une bonne démarche commerciale envers les fans. 

* * *

Lords of Salem, the book preview (and review!)


Working at W.H.Smith, the biggest English bookshop in Paris since 1903, gives the advantage (along with the biscuits, the crisps, the magazines, the mugs, the cuddly toys, etc.) of having access to books that have not yet been translated in French (no, I'm not the least impatient!).
So I pounced on Lords of Salem by Rob Zombie and B.K.Evenson (Horror writer), which I devoured, as the big fan that I am.
For information, the movie with the same title has just come out in the U.S! Lucky them!

For those who might not know him yet, feel free to visit wiki, so I can cut the chase and give you my opinion on the book!

At first sight, I thought the story would be common and that they would surf on clichés such as the rituals, the sacrifices and the possessions. That is the case. I thought they might  use the everlasting and threadbare characters like the girl next door, the saving scholar or again the second roles /  traitor acquaintances. They did. They go with the crowd.

Heidi, a radio station DJ living in Salem, Massachusetts, who receives a strange wooden box containing a record, a “gift from the Lords.” Heidi listens, and the bizarre sounds within the grooves immediately trigger flashbacks of the town’s violent past. Is Heidi going mad, or are the “Lords of Salem” returning for revenge on modern-day Salem?

BUT... But the angle of attack IS original, the heroine not kosher (rare enough to be noticed) and horror is abusively nonchalant, outrageously realistic, like an insensitive and cold debt to be paid. With no will left, we come to worry about the main character, especially when we know she'll be played by Sheri Moon on the screen. Her denial, paranoia, disbelief and weakness make her a totally touching, complex, hence credible a character. Especially when the supernatural elements, the horrific History of Salem and the traumas can't be nothing but stronger than her, insidious and invisible.

As when to the movies, we stop ourselves from shouting 'noooooo, you prick, not this way', we refrain the need to warn her, help her, even shake her to waken her up!
As far as the witches / demons / ghosts are concerned, they remain subliminal, mysterious and vague. We don't know if that's the authors' will to underline a blind revenge that is unfathomable to mortals.
Let me make you feel better, they ARE frightening!
We keep running, panting, to the end of the book, just to know how, but how?, she's gonna make it.

Personally, I reckon this commercial approach works very well for the fans.



mardi 26 mars 2013

Jean-Luc Navette

Mon interview de Jean-Luc Navette, illustrateur et tatoueur, est disponible dans le Elegy magazine actuellement en kiosque.
Son travail vaut le détour, j'vous l'dis ! Son deuxième livre, Dernier Eté du Vieux-Monde, est paru aux éditions Noire Méduse.

* * *

My interview of the illustrator and tattooist Jean-Luc Navette is published in the Elegy magazine, actually on newsstands.
His work is worth it, trust my words! His second book, 'Dernier Été du Vieux-Monde' has come out at les éditons Noir Méduse.


vendredi 8 mars 2013

Patrice Pit Hubert

Pour le magazine Elegy n° 75, actuellement, en kiosque, j'ai eu le réel plaisir d'interviewer Patrice Pit Hubert, sculpteur de talent et personnage tout à fait intéressant. Son univers à part, un mélange de métal et d'organique, est à découvrir au plus vite.

* * *

I had the real pleasure to interview Patrice Pit Hubert, a talented sculptor and quite a character! His universe is like no else's_a combination of metal et organic_ and you'd better not miss him.
Elegy magazine n.75, on newsstands.








Librairie, quand tu nous tiens !

Novembre et décembre 2012, j'ai découvert le plaisir de travailler en librairie (la librairie de Gutenberg et la FNAC des Halles, rayon Jeunesse).
Très intéressant d'être sur le terrain, près des lecteurs et des auteurs, et de voir les rouages de l'édition sous un autre angle !

Mon coup de cœur, L’Épouvantable Encyclopédie des fantômes de Carine M., Élian Black'Mor et Pierre Dubois, paru aux éditions Glénat. Des illustrations à couper le souffle, un univers ancestral revisité avec une plume et une prose des plus élaborées, et une mise en page qui invite au rêve éveillé ; bref, un bijou qui ravira autant les ados que nous, les grands !